L'adoption décrit le fondement juridique dans la relation d' un enfant et de ses parents qui l'acueillent, indépendamment de son origne biologique.
L’adoption crée une relation d’enfant entre l’adoptant et l’enfant. Cela met l’enfant adopté sur un pied d’égalité avec un enfant biologique. Plusieurs informations sur cette relation se trouvent dans « Filiation ».
Les conditions préalables pour une adoption sont depuis le 1er janvier 2018 les suivantes:
Un couple qui souhaite adopter un enfant doit vivre en ménage commun depuis au moins 3 ans, avoir au moins 28 ans révolus et être au moins de 16 ans plus âgé que l’enfant. Des exceptions à la condition de l’âge minimal sont possibles si le bien de l’enfant le commande.
Voir aussi le mot-clé « Adopter les enfants de mon conjoint ».
Une personne qui souhaite adopter seule doit avoir au moins 28 ans révolus et être au moins 16 ans plus âgée que l’enfant. Elle ne doit être ni mariée, ni liée à une autre personne en partenariat enregistré.
Une personne mariée peut adopter un enfant seule lorsque son conjoint est devenu incapable de discernement de manière durable, qu’il est absent depuis plus de deux ans sans résidence connue ou que la séparation de corps a été prononcée depuis plus de trois ans.
Une personne qui est liée à une autre par un partenariat enregistré peut adopter un enfant seule lorsque son partenaire est devenu incapable de discernement de manière durable ou qu’il est absent depuis plus de deux ans sans résidence connue.
Les futurs parents doivent apporter toutes les garanties qu’ils pourront s’occuper durablement de l’enfant, pourvoir à son entretien et garantir son éducation. Si l’enfant est capable de discernement (en règle générale dès 16 ans), il doit donner son accord à l’adoption. En règle générale, à moins que l’enfant ne soit considéré comme légalement abandonné, ses parents doivent eux aussi donner leur accord à l’adoption. Leur consentement ne pourra toutefois pas être donné pendant les six semaines qui suivent la naissance de l’enfant.
Des informations concernant l’adoption internationale se trouvent sur le lien de l’Office fédéral de la justice (OFJ).
Pour toute adoption, des frais administratifs de base, auxquels s’ajoutent des frais supplémentaires selon la complexité du cas, le pays d’origine de l’enfant ou le canton qui traite le dossier sont à prévoir.
Depuis le 1er janvier 2023, les parents qui travaillent et qui adoptent un enfant de moins de quatre ans ont droit à un congé d'adoption payé. Ce congé dure deux semaines et les parents adoptifs sont payés dans le cadre du régime des allocations pour perte de gain. En revanche, aucun congé d'adoption n'est prévu en cas d'adoption de l'enfant du conjoint.
Le congé d'adoption est limité à 14 jours et doit être pris dans un délai d'un an après l'adoption. Il peut être pris en une seule fois ou par journées. Il peut ensuite être réparti entre les parents adoptifs.
L'accouchement confidentiel est un accouchement dans lequel une discrétion particulière à l'hôpital permet de s'assurer que l'entourage de la femme ne découvre pas le fait de l'accouchement. La femme peut donner naissance à son enfant en bénéficiant de soins médicaux à l'hôpital et elle peut recevoir un soutien et des conseils médicaux et psychologiques dès la grossesse.
Déjà pendant la grossesse, les femmes peuvent contacter leur gynécologue, l'hôpital ou une sage-femme et demander un accouchement confidentiel. Leurs données personnelles sont ensuite stockées et les femmes reçoivent un pseudonyme ou un code pour les pré-examens, la naissance et le suivi. Tous les dossiers sont marqués "Confidentiel" et les informations restent confidentielles. Les enfants qui sont ensuite donnés en adoption auront la possibilité de rechercher leur mère biologique.
Des informations concernant le congé d’adoption se trouvent sous le mot-clé « Congé d’adoption » dans le Guide des familles. Voir aussi le lien Adoption du Guide Social Romand (GSR). Voici un lien pour trouver les coordonnées des autorités cantonales compétentes en matière d’adoption.